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Les brèves de la CFTC-Douanes – Février 2012
Indignons-nous !
Il est tellement plus facile de se prosterner devant le veau d'or que d'attendre Moïse et ses Tables de la loi.
Nous ne savons plus faire la différence entre le bonheur et le plaisir, Ce dont nous avons besoin, c'est de sens, et ce n'est pas en achetant un produit que l'on accède au sens. Pourtant notre société nous en propose toujours davantage, c'est sa nouvelle liturgie, son nouveau credo, notre nouvel horizon : "consommez, consommez!"
Il n'y a malheureusement plus d'espace proposé au rêve, à l'espérance. A l'heure actuelle le bien être se réduit au paraître. Donc à l'achat.
Cette forme d'aboutissement actuel de l'évolution de l'espèce humaine est pour le moins consternante.
Lorsque l'on évoque, timidement, qu'il pourrait en être autrement, il nous est répété de manière incantatoire des fatalités sur lesquelles personne n'a de prise : "c'est le capitalisme, les lois du marché, la mondialisation... " Il y a dans l'air comme une forme de résignation désespérante, une anesthésie permanente qui nous laisse dériver sans rame et sans cap à la merci des tempêtes financières.
Il ne faut pas se laisser faire, il faut se battre, il faut s'indigner !
Chacun, à son niveau, peut faire quelque chose ; nous avons tous des moyens d'action. C'est à l'individu - citoyen de bouger la société, de réveiller les consciences, de secouer les âmes.
Là est le chemin, là est le commencement du rêve, la renaissance de l'espoir. Prenons notre bâton de pèlerin et débroussaillons la route.
" Il n'y point de chemin vers le bonheur : le bonheur c'est le chemin " (Lao Tseu).
CFTC-Douanes : sur un autre ton.