GROUPE DE TRAVAIL DU 04 FEVRIER 2011 A LA DIRECTION GENERALE
N.B.I. : RIEN A DECLARER !

Le film du même nom sort sur les écrans en ce moment. Il relate la douane d'il y a vingt ans. C'est une comédie. Comme le fut le groupe de travail du 4 février sur la N.B.I., où la Direction Générale s'est contentée de commenter un texte vieux de vingt ans, actualisé pour la dernière fois en 1997.
Tout en prenant soin d'éviter de discuter de la N.B.I. applicable aux cadres très supérieurs, Mme ORANGE-LOUBOUTIN a expliqué que modifier l'arrêté ministériel instituant la N.B.I. en Douane reviendrait à modifier un texte statutaire et s'assimilerait donc à un parcours du combattant.
Le système actuel est anachronique et complètement désuet. Il ne satisfait personne, est inégalitaire et discriminatoire mais il ne faut surtout pas y toucher !
Parce si la N.B.I. est censée reconnaître une responsabilité ou une technicité particulière, beaucoup trop de douaniers pourraient y prétendre, et ce n'est pas budgétairement faisable.
Des ajustements à la marge seront proposés pour des postes de la branche surveillance, mais il est illusoire de songer à une quelconque modification pour les agents des branches OP/CO et AG.
Les agents CO ont obtenu l'alignement de leur régime indemnitaire sur celui des personnels AG. et peuvent donc s'estimer reconnus dans leur technicité. Pour les agents de la branche AG, 'Circulez ! Y a rien à voir !'
Bref, si les organisations syndicales ont exprimé un souhait unanime de plus de cohérence et d'intelligibilité sur les principes régissant la N.B.I., ils en ont été pour leurs frais.
Certes la LOLF a supprimé les quotas de points et le nombre maximal d'agents bénéficiaires, mais le but n'est pas d'étendre le système : ceux qui l'ont la gardent, les autres la regardent !
Il est urgent de ne rien faire et d'attendre que celle-ci soit fondue dans la Prime de Fonctions et de Résultats.
Les O.S. ont réclamé un groupe de travail sur la N.B.I. : elles l'ont eu ; et c'est tout !
En attendant, si vous pensez pouvoir faire partie des heureux bénéficiaires de la N.B.I., n'hésitez pas à la réclamer ! Histoire de montrer que le système ne vous satisfait pas et quitte à être injuste, autant qu'il le soit pour le moins de monde possible !
CFTC-Douanes : sur un autre ton.
CHAINE HIERARCHIQUE DE LA SURVEILLANCE 3/11/2010
GROUPE DE TRAVAIL DU 03 novembre 2010 :
Ce groupe de travail, présidé par Mme ORANGE-LOUBOUTIN, sous-directrice A, était le dernier de la série concernant l’évolution de la chaîne hiérarchique en Surveillance. Il avait pour objectif de synthétiser les principaux aspects de la réforme (modalités et calendrier).
Participaient pour la CFTC : Guy SEGUIN, Pascal CARREY, Christophe GUERY.
REGIMES DE TRAVAIL : Le texte prévoit un forfait jour pour la catégorie A et le mémento pour les B. Les organisations syndicales demandent un régime de travail identique pour tous, sans distinction de grade; il est à noter que les agents concernés souhaitent majoritairement travailler au mémento, régime permettant de comptabiliser ses heures. La DG refuse en arguant que les autres « A » de la DGDDI sont au forfait, mais accorde le mémento à tous les B qu'ils soient chefs ou adjoints.
MISE EN PLACE DE LA REFORME : Elle commencera dés janvier 2011. Des points d'étape sont prévus au bout d'un puis de deux ans. La réforme se mettra en place unité par unité, selon les desiderata des CU et des CSD. Au départ d'un CU, le CSD aura 3 mois pour se décider. Les CSD optant pour une autre unité pourront bénéficier de la prime de restructuration. Les CU ne seront pas obligés de quitter leurs fonctions (au moins dans les deux prochaines années) mais une prime « encouragement au départ » sera mise en place qui garantira le maintien de leur salaire pendant deux ans minimum.
SALAIRES : Les primes annoncées lors de la réunion précédente restent inchangées malgré l'intervention unanime des OS pour diminuer la différence entre A et B. La prime de fonction des adjoints sera mise en place dès janvier 2011, sans attendre l'arrivée éventuelle d'un agent A (mise en paiement prévisible vers mars – avril)
APTITUDE : Les futurs chefs d'unité devront remplir les conditions physiques réglementaires. Ces conditions ont été revues en juillet 2010 pour tous les agents des services actifs (police–pénitentiaire –douane, etc.) et un GT se tiendra sur ce sujet. Les agents Surv déjà en place n'auront pas à subir de visite médicale supplémentaire.
APPELLATIONS : Les OS demandent une appellation commune pour tous les chefs d'unités, qu'ils soient A ou B. La CFTC a émis des réserve pour étendre cette appellation aux agents isolés (GIR– CCPD, etc.), trouvant bizarre qu'un agent seul soit dénommé « chef de service » La dénomination CSDS (chef de service douanier de la surveillance) semble faire une quasi unanimité.
FORMATION INITIALE : Elle sera mise en place pour tous les CSDS en 3 blocs : formation générale SU, animation et logistique. La première partie ne sera pas obligatoire pour les agents déjà chefs d'unités.
Thèmes Surveillance évoqués en marge du GT :
* La question de la bonification retraite du 1/5ème a été abordée, les OS demandent le report de la limite d'âge pour être en adéquation avec le nouveau projet de réforme des retraites. La DG se déclare incompétente mais dit suivre le dossier de près au niveau des politiques de notre ministère.
* Les agents SU travaillant dans les CROC maritimes n'ont pas de régime indemnitaire (pas de travail de nuit ni de dimanche, etc.). La DG est d'accord pour leur octroyer le régime des marins.
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La DG ne peut pas s'empêcher d'avancer masquée. ce fut une discussion longue où l'ensemble des OS ont fourni un impressionnant panel d'arguments, recevables et cohérents. Cela laisse une impression de manipulation très désagréable. La CFTC déplore une fois de plus que le véritable dialogue social ait encore des progrès à faire. |
CFTC-Douanes : sur un autre ton.
GROUPE DE TRAVAIL DU 09 septembre 2010 :
CHAINE HIERARCHIQUE DE LA SURVEILLANCE : Une occasion ratée
La déclaration liminaire de la CFTC à l’ouverture de ce groupe de travail reprenait les termes de la lettre ouverte envoyée au Directeur Général le 25 août dernier, qui l'informait du mécontentement grandissant des agents de catégorie B, actuels CDU et CDUA.
L'ordre du jour concernait le régime indemnitaire lié à cette réforme pour les agents de catégorie A et B.
Pour la DG, ce régime indemnitaire, calculé à partir d'une moyenne de rémunération existante, bénéficiera tant à la catégorie A qu’à la catégorie B. Cette "avancée" (selon la DG) concernera particulièrement les adjoints qui ne bénéficiaient d'aucune rémunération, pour des fonctions non reconnues. La fonction d'adjoint apparaîtra désormais dans MATHIEU et dans le cursus professionnel de l'agent.
Les OS ont demandé à la DG une situation plus détaillée du régime indemnitaire des agents concernés par la réforme, afin de situer et comprendre les écarts importants du RIG entre A et B.
Données fournies par la DG en réponse à cette demande :
AVANT / APRES
Catégorie A :
* Adjoint grande unité : actuellement : 32 agents pour moins de 2400 euros par an ; dans le futur : 31 agents à 2600 euros par an (-1 agent)
* Chef moyennes unités et adjoints très grandes unités : actuellement : 47 agents pour 2400 à 3200 euros par an ; dans le futur : 99 agents à 3200 euros par an (+52 agents)
* Chef grandes unités : actuellement : 32 agents pour 3200 à 4000 euros par an ; dans le futur : 31 agents à 4000 euros par an (-1 agent)
* Chef très grandes unités : actuellement : 7 agents pour 4000 à 4800 euros par an ; dans le futur : 7 agents à 4800 euros par an (0)
* Au-delà, pour plus de 4800 euros, un seul agent A concerné actuellement.
Catégorie B :
* Chef petites unités : actuellement : CU : 320 euros de SRB forfaitaire et 550 euros NBI, dans le futur : ACF 700 euros + 550 euros NBI + SRB réel
* CDUA : actuellement : 100 euros de SRB forfaitaire, dans le futur : ACF 400 euros + SRB réel
* Adjoints moyennes, grandes et très grandes unités : actuellement : CDUA : 100 euros de SRB forfaitaire, dans le futur : ACF 700 euros + SRB réel
La répartition des unités ou « schéma cible » sera la suivante :
Petites unités (moins de 20 agents soit 110 unités) : 1 CU B + 1 adjoint B.
Moyennes unités (20 à 35 agents soit 92 unités) : 1 CU A + 2 adjoints B.
Grandes unités (36 à 49 agents soit 21 unités) : 1 CU A + 1 adjoint + 1 adjoint B.
Très grandes unités (50 agents et + soit 17 unités) : 1 CU A + 1 adjoint A + 2 adjoints B ou 2 adjoints A + 1 adjoint B.
MISE EN ŒUVRE DE LA REFORME
Dès la mise en place du RIG, avec un calendrier encore non défini,
les unités dont la chaîne hiérarchique est composée d'un CU et d'un CSD seront prioritairement concernées pour s'établir sur le schéma cible :
le CSD sera placé à la tête de l'unité, et l'ex CU pourra accepter ou non la fonction d'adjoint B.
* S’il accepte, l'ex CU bénéficiera de la garantie de rémunération et conservera sa NBI.
* S’il refuse, la garantie de rémunération s’appliquera dans un premier temps, mais la NBI sera perdue par la suite.
Les CU et adjoints de catégorie A resteront au forfait.
Les CU et adjoints de catégorie B seront gérés via l'application MATHIEU.
Des réserves sont émises pour le maintien au forfait des agents de catégorie A, dès lors qu'ils seront plus directement impliqués dans la chaîne hiérarchique des unités SU.
Toute la chaîne hiérarchique A et B des unités SU sera concernée par les permanences opérationnelles dans les conditions déjà existantes de rémunération et de récupération d'heures.
La DG, a prévenu que, même sans calendrier précis, la phase transitoire pour atteindre le schéma cible ne devrait pas s'établir sur une longueur de temps trop importante (trois ans ?...).
UNE PROPOSITION DE LA CFTC QUI A FAILLI ABOUTIR !
La CFTC a proposé de reconsidérer le régime indemnitaire lié à cette réforme pour le rendre plus lisible et plus équitable entre les agents de catégories A et B. Notre proposition était de décomposer le régime indemnitaire en trois parties lisibles, selon la catégorie A ou B, et la fonction CU ou adjoint :
- une partie "catégorielle" A ou B
- une partie "fonctionnelle" CU ou adjoint, en considération de la taille de l'unité
- une partie NBI
Suite à cette proposition de la CFTC relayée par l'UNSA, la DG semblait convenir d'un possible échelonnement des primes ACF pour les agents de catégorie B à l'instar de la catégorie A.
Inexplicablement, les autres OS ont pourtant rejeté cette proposition en expliquant que le travail des adjoints est tout aussi important, voire plus difficile, dans les petites unités que dans les grandes ; qu’un même RIG pour tous les agents de catégorie B est plus lisible qu'un régime partitionné...
La CFTC déplore qu’à part l’UNSA, les autres OS n’aient pas perçu l’intérêt pour les agents d’une modulation équitable du RIG selon plusieurs paramètres.
| Il reste encore beaucoup d'incertitude concernant la mise en place de cette réforme, surtout durant la phase transitoire qui verra des situations gérées au cas par cas, au gré des départs d'un CSD ou d'un CU, voire d'un adjoint, avec des postes qui resteront vacants jusqu'à la mise en place du schéma cible selon la taille de l'unité concernée. |
Monsieur le Directeur Général des Douanes
et des Droits Indirects
11, rue des Deux Communes
93558 MONTREUIL Cedex
Objet : Evolution de la chaîne de commandement en Surveillance.
Monsieur le Directeur Général,
Nous nous devons de vous informer que la réforme qui concerne la chaîne hiérarchique en surveillance, comme elle a été présentée et comme elle est annoncée, a un impact totalement négatif sur les agents des unités de surveillance, notamment les chefs d'unité actuels et leurs adjoints, concernant leur futur régime idemnitaire en catégorie B.
Pour le bon fonctionnement à venir des services de la surveillance dont vous avez la charge, et dont vous êtes très soucieux, nous n'en doutons pas, nous attirons votre attention, avant le prochain groupe de travail prévu le 9 septembre 2010, sur le mécontentement grandissant du personnel de la surveillance concerné.
Les chefs de service de la surveillance que cette réforme placera en encadrement direct des unités de surveillance se voient confortés dans leurs prérogatives. Ils bénéficieront d'un régime indemnitaire associé à cette réforme et discuté au fil des groupes de travail avec vos services centraux.
La situation est différente pour les agents de catégorie B, actuel encadrement des unités de surveillance, qui se sont toujours pleinement investis dans leur fonctions, souvent au-delà des attentes administratives, pour que leurs unités soient les plus performantes possible, et cela, avant même la mise en place de la politique de performance actuelle.
Aujourd'hui, alors que cette réforme est encore au stade de groupes de travail, les chefs d'unité de catégorie B ainsi que leurs adjoints expriment leur inquiétude d'une relégation prochaine, et sont surtout profondément mécontents de leur régime indemnitaire annoncé et imposé, avec une telle différence par rapport à celui des CSD, autant comme chef d'unité ce qui concernera une minorité d'entre eux, que comme adjoint pour la plus grande majorité.
Monsieur le Directeur Général, pour que cette réforme de la chaîne hiérarchique en surveillance, que vous souhaitez mettre en oeuvre au 1er janvier 2011, se fasse au bénéfice de tous, pour que tous les acteurs de terrain travaillent ensemble dans les meilleures conditions pour la performance de notre administration, nous vous demandons de reconsidérer votre position sur le futur régime indemnitaire de l'encadrement de catégorie B, qui, comme indiqué, génère déjà un mécontentement général exprimé par tous les agents susceptibles d’être concernés.
Dans cette attente, nous vous prions de croire, Monsieur le Directeur Général, à nos meilleurs sentiments.
Le Bureau de la CFTC-Douanes
GROUPE DE TRAVAIL DU 16 juin 2010 :
CHAINE HIERARCHIQUE DE LA SURVEILLANCE :
Peut mieux faire !
Après un premier débroussaillage lors du GT du 8 avril 2010 (voir le compte-rendu en ligne sur notre site), un nouveau GT s'est tenu à la DG le 16 juin toute la journée. Pour la CFTC, participaient Dominique VELAY, Pascal CARREY et Christophe GUERY.
Le gros morceau, le plus sensible, celui sur lequel était focalisée l'attention de toutes les OS, à savoir l'accompagnement indemnitaire de cette réforme, a été débattu durant presque toute la journée.
La DG a ouvert le débat en essayant d'être la plus pédagogue possible pour expliquer sa démarche, les chiffres qu'elle nous avait communiqués et les conclusions qu'elle en avait tirées. Tout en précisant que rien n'était conclusif ! Elle avait dû sentir que cela ne passerait pas !
En effet, mis à part le SNCD, toutes les OS ont trouvé scandaleux l'écart du régime indemnitaire entre les catégories A et les catégories B. Malgré ses explications répétées – « il ne fallait pas que les CSD futurs chefs de poste perdent une partie de leur indemnités et il fallait absolument, pour que la réforme passe, qu'elle soit attractive pour les futurs chefs d'unité » - la DG n'a jamais réussi à convaincre. Comment pouvait-elle imaginer qu'à travail équivalent et fonction équivalente, il était acceptable d’appliquer un régime indemnitaire aussi déséquilibré ?
Voici les propositions de l’administration :
Pour les A :
Le nouveau régime indemnitaire serait basé sur la suppression du SRB, de la prime grand bureau (IPFA) et de l'indemnité forfaitaire de déplacement (IFD), ces primes étant remplacées par une augmentation de l'Allocation Complémentaire de Fonction (ACF). Ce qui donnerait, en montant annuel et brut (les seuils de taille des unités n'étant pas encore définis) :
* pour les grandes unités : 4000 € + NBI. Pour l'adjoint de cat. A : 2400 €
* pour les moyennes unités : 3200 € + NBI (pas d'adjoint de cat. A)
* pour les cat. A exerçant des fonctions spécifiques, CROC, SU, GIR ... la revalorisation serait de 800 €.
Pour les B :
Suppression du SRB forfaitaire et création d'une ACF.
* pour un adjoint d'une grande et moyenne unité : devant la fronde des OS et dans sa grande largesse, la DG a consenti à augmenter l'indemnité versée. Elle passerait de 400 € à 600 €.
* pour le chef d'unité (CDU) d'une petite unité, la DG avait royalement prévu 500 € + NBI ... elle serait prête à se hisser à la valeur stratosphérique de 1200 € (ce doublement est une demande de la CFTC, tenant compte du fait que la NBI également, pour des fonctions similaires, est de 20 points pour les A contre 10 points pour les B…).
Quand on pense qu'un agent de cat. A CDU d'une brigade moyenne qui serait à n+1 d'agents d'une petite unité percevrait 3200 €, on se demande comment un tel écart de régime indemnitaire a pu être d'abord imaginé, puis validé par les têtes pensantes de la DG ! Alors que, nous le rappelons, il s'agit d'un même travail et d'une même fonction !
- pour les adjoints de chef de poste : l'ensemble des OS - hormis le SNCD - a demandé une revalorisation à la hauteur de ce que recevrait un adjoint de cat. A d'une CROC, c'est à dire 800 €. Moue de la DG qui réserve sa réponse ...
Enfin, la DG a reconnu que la création d'une nouvelle entité appelée très grandes unités, chiffre avancé : 50 agents et plus, pouvait être envisagée.
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Les sujets restants ont été abordés plus rapidement (il ne restait plus beaucoup de temps !)
Une phase transitoire
Cette évolution de la chaîne hiérarchique sera progressive et suivra l'évolution des mutations et des départs en retraite des agents chef de poste. Sauf si le CSD est déjà à la tête de l'unité ou qu'il encadre une seule unité ; dans ce cas l'organisation prévue se met en place : le CSD devient chef d'unité, le chef de poste de catégorie B passe adjoint. Et ceux-ci toucheront les ACF décrits plus haut.
Donc, certains chefs de poste de catégorie B actuels vont perdre leur place d'office, sans avoir d'autre choix que de passer adjoint ou de retourner sur le terrain. Cette volonté de bousculer des agents en place est détestable et promet bien des tensions au sein des brigades.
Les missions des futurs CDU, les fiches de poste (modalités de sélection pour l'emploi), les formations seront approfondies et développées au prochain GT qui aura lieu la deuxième semaine de septembre.
La CFTC n'était pas particulièrement favorable à cette évolution et n'est pas dupe de son but réel : reclasser les CSD de subdivisions fermées ou de postes supprimés. Ceci dit, la CFTC reconnaît qu'il s'agit d'un chantier complexe à la mise en oeuvre au long court. Mais ce constat ne doit pas faire perdre le sens de la mesure aux penseurs de la DG si éloignés du terrain. Car enfin, comment concevoir que pour un même travail il puisse y avoir ne serait-ce qu'un écart indemnitaire le plus minime ? Alors au niveau qui nous est proposé ... C'est choquant et dévalorisant pour les agents de catégorie B.
Nous attendons beaucoup mieux des nouvelles propositions de la DG.
En ces temps de crise financière et de soubresauts maladifs du monde, il ne faut pas oublier la valeur des symboles, et l'inégalité proposée ici est le pire des messages que la DG peut envoyer à ses agents.
CFTC-Douanes : sur un autre ton.
CHAINE HIERARCHIQUE DE LA SURVEILLANCE
La Direction Générale a relancé les débats sur la hiérarchie en Surveillance, avec cette fois la ferme intention d'aboutir. Un premier groupe de travail s'est déroulé le 8 avril, dans lequel la CFTC était représentée par Pascal CARREY, Dominique VELAY et Guy SEGUIN. Il est envisagé de programmer deux ou trois autres rencontres sur le même sujet selon les besoins.
De cette première rencontre il ressort :
Que cette réforme sera cadrée au niveau national mais devra s'adapter à la géographie locale :
Les OS demandent un cadre national qui restreigne le plus possible les pouvoirs des D.I., connaissant la facilité pour quelques-uns d'entre eux à s'auto dispenser des consignes de la DG.
Qu'elle devra être modulée selon la taille des unités :
La réforme ne s'appliquera pas dans un premier temps aux petites unités
(moins de 15 ou moins de 20 agents?) ;
un cadre A sera nommé chef d'unité dans les moyennes (15 à 30 ou 40 ?)
et celui-ci aura un adjoint A dans les grosses unités.
Qu'elle ne devra pas être prétexte à des fusions d'unités.
Que le régime indemnitaire de toute la hiérarchie sera revu :
à partir du chef d'unité adjoint, enfin pris en compte.
Que la réforme sera progressive :
commencée en début 2011, la reforme s'étalera sur un minimum de 5 ans.
Qu'il est hors de question de bouleverser les services actuels :
les chefs d'unités en place ne seront remplacés qu'au fur et à mesure lors de leur départ.
Que les règles de passage de B en A ne seront pas modifiées :
Le passage en A sera accompagné d'une mobilité géographique obligatoire, que ce passage se fasse par concours, liste d'aptitude ou examen professionnel.
Aucune organisation syndicale n'est opposée à cette réforme, mais un point a fait l'unanimité :
il faut que la réforme soit cadrée au maximum par la Direction Générale.
Les craintes sont fortes que certains de nos directeurs locaux n'en profitent pour revoir entièrement l’organisation de la Surveillance dans leur secteur.
Pour tous les autres points, la discussion n'est pas achevée, les OS ayant des avis divergents, par exemple:
* une organisation demande deux catégories A dans chaque unité (y compris celles de moins de 15 agents)
* la taille référence des unités n'est pas définie
* le niveau hiérarchique « Surv » reste à déterminer, etc.
Une nouveauté :
La DG est d’accord pour que les organisations syndicales fassent des propositions d’amendements des fiches de poste pour chaque situation ;
elle a même accepté de rencontrer les syndicats en bilatérale pour en discuter.
Pour sa part, la CFTC est notamment intervenue pour :
* demander un fort cadrage national
* demander une hiérarchisation « Surv » à tous les niveaux (unité – division – CROC et même DR) : il est important que nous soyons dirigés par des gens qui comprennent nos difficultés
* proposer le classement suivant des unités : moins de 15 agents, 15 à 30, plus de 30.
* demander une refonte de tout le système indemnitaire (ACF/ NBI / HPN / HDJF etc.)
* faire remarquer que les futurs chefs d'unités catégorie A pourront développer leur avancement (d’inspecteur à IR) sur place, alors que l'on refuse l'affectation sur place des agents de catégorie B promus en A
* rappeler que le poste de CDU doit être un poste à profil et ne pas revenir au plus ancien dans le grade
* Enfin, la CFTC s'oppose à ce que de jeunes inspecteurs externes soient nommés CDU en sortie d'école.
A suivre !
CFTC-Douanes : sur un autre ton.
G.T. du Mardi-gras
GROUPE DE TRAVAIL « DIALOGUE SOCIAL » DU 16 FEVRIER 2010
DECLARATION LIMINAIRE DU SECRETAIRE GENERAL DE LA CFTC-DOUANES
« Monsieur le Directeur Général,
« Vous nous avez conviés à ce groupe de travail « Dialogue social » où certaines organisations syndicales sont absentes, et où d’autres sont venues avec peu d’espoir d’y trouver réponse à leurs interrogations.
« Saviez-vous, Monsieur le Directeur Général, qu’il était question de venir à ce groupe de travail du Mardi-gras, masqués et grimés pour dénoncer le carnaval du dialogue social ?
« Car enfin nous sommes tous maintenant habitués dans ce pays, en Douane comme ailleurs, à ce que tout passe en force ; la présence des représentants du personnel n’étant qu’une coloration démocratique à un processus général consistant dans les faits à tracer son chemin en se souciant comme d’une guigne de l’avis des organisations syndicales.
« En tant que citoyens, fonctionnaires et douaniers, vos personnels, Monsieur le Directeur Général, sont las et inquiets :
inquiets quant à l’avenir de leurs retraites
inquiets quant à la loi sur la mobilité
inquiets quant à la mise en œuvre possible de la PFR
inquiets et las quant aux suppressions d’effectifs et quant aux restructurations mal gérées qui n’en finissent pas (et là je pense à vos « missi dominici » zélés de Nantes et d’Amiens, pour ne citer qu’eux)
inquiets quant à l’externalisation de ses missions vers le privé (exemple de la nouvelle Taxe Poids Lourds)
inquiets quant à la gestion de plus en plus « profilée » des postes à pourvoir
inquiets quant à la dégradation du sens de nos missions : sous prétexte d’être « partenaires des entreprises », on ne les contrôle plus ou plus guère (merci Delta !)
las face à la stupidité aveugle des indicateurs de performance
las face au flux ininterrompu d’applications informatiques mal finalisées et dont vos agents de terrain doivent être « in fine » le SAV pour le compte des opérateurs (je prends pour exemple COCI et GAMMA pour les CI et la Viticulture)
inquiets quant au dogme du regroupement des services, privant les agents d’une gestion de proximité et créant des pôles qui seront implantés un jour, et pourquoi pas ? à Manille ou à Casablanca ; CHORUS et SIRHIUS en sont les prémices
« Vos personnels sont inquiets et fatigués de constater que la Douane imite de plus en plus le mauvais côté du secteur privé en ne réussissant qu’à en être un pâle avatar où tout n’est que technocratie et recherche à tout prix de rentabilité.
« Alors, Monsieur le Directeur Général, qu’avez-vous à nous proposer aujourd’hui qui aille dans le bon sens, celui d’un service public soucieux du bien-être de la collectivité comme de celui de ses propres agents ??... Je veux dire, nous proposer d’autre que cette coûteuse opération d’intox de CAP 2012, ou que cette façon d’écouter poliment les organisations syndicales sans tenir compte de leurs avis, à l’instar de ce qui s’est passé récemment lors du dernier groupe de travail sur les mutations.
« Mais bon, la future loi sur la représentativité syndicale, et les effets pervers d’un système de pensée unique dénoncé par la CFTC, vous placeront peut-être bientôt dans un champ d’action encore bien plus complexe qu’il n’y paraît à première vue.
« Je vous y souhaite bien du courage, et vous remercie de m’avoir écouté. »
CFTC-Douanes : sur un autre ton.